Financer la résilience, soutenir la croissance

06/10/2026

Interview vidéo avec Lénaïg Trénaux, Coresponsable monde Energie, Mines et Industries et Responsable Sustainable & Impact Advisory chez Société Générale.

Lénaïg Trénaux - KPMG, TheCityUK, 2026

KPMG, ResetConnect 2026

Dans quels domaines les ambitions climatiques se traduisent-elles en opportunités d’investissement ?

Ce que nous observons généralement en matière d’opportunités à grande échelle, et d’opportunités susceptibles d’attirer l’intérêt, ce sont des opportunités qui se situent à l’intersection de la pertinence industrielle, d’un modèle économique solide et de perspectives de croissance robustes. Si l’on prend l’exemple de la chaîne de valeur des énergies propres, qu’il s’agisse des projets d’énergies renouvelables, de la demande ou des besoins en stockage, mais aussi des minéraux critiques ou des réseaux électriques, tous ces segments de la chaîne suscitent un fort intérêt. Ces projets répondent donc non seulement aux enjeux climatiques, mais aussi de souveraineté énergétique, de sécurité d’approvisionnement…

Comment les acteurs de la finance et les investisseurs se mobilisent-ils sur ces opportunités ?

Je pense que l’on peut dire qu’il n’y a pas de pénurie de capitaux. Au contraire, les capitaux disponibles pour le climat et la finance durable sont abondants. Mais il est évidemment essentiel de veiller à ce que ces financements soient orientés vers de véritables projets, de véritables actifs, des projets pertinents et des projets qui soient « bankable ». Nous revenons ici à la notion de « bancabilité ». Et je vois trois éléments clés. Le premier est la structuration. Ces projets sont souvent porteurs, ou perçus comme porteurs, de risques plus élevés, qu’il s’agisse de nouvelles technologies ou de nouveaux marchés, qui nécessitent des montages spécifiques, afin de garantir que les financeurs soient à l’aise avec le degré de contrôle qu’ils ont et le risque qu’ils prennent. Les mécanismes de partage des risques sont également importants et peuvent être mis en place grâce à une structure contractuelle robuste. Ensuite, comme vous l’avez mentionné, les partenariats public-privé sont généralement très efficaces pour réduire les risques supportés par le secteur privé, tout en démontrant le caractère stratégique de ces projets du point de vue des pouvoirs publics. Nous avons récemment annoncé un partenariat avec Ardian, un fonds français de capital-investissement. Nous partageons une stratégie commune dans le domaine des solutions fondées sur la nature. Je pense que nos deux groupes réunis disposeront de tous les atouts pour réaliser de grandes choses.

La demande pour les solutions de financement mixte reste-t-elle forte ?

Oui, absolument. Et je pense qu’il y a également davantage d’acteurs, notamment publics, qui cherchent à s’adapter leur offre à cette demande croissante. Par ailleurs, nombre des projets majeurs que nous avons financés n’auraient tout simplement pas pu voir le jour sans ce type de partenariats.

À lire aussi

Notre expertise sectorielle

Notre profonde compréhension de l’évolution, des défis et des opportunités des secteurs clés nous permets d’engager un dialogue stratégique à forte valeur ajoutée avec nos clients.