Réchauffement climatique : les banques en première ligne pour soutenir la transition énergétique

26/10/2021

Véronique de Bellefon, Marie-Gabrielle de Drouas et Sébastien Halley des Fontaines respectivement Head of CSR for Global Transaction & Payment Services, Positive Impact Structurer, Head of Structured Trade Finance chez Société Générale indiquent comment le secteur bancaire œuvre pour la transition énergétique à la fois à travers ses activités et ses politiques internes.

Dans un monde où le développement économique est devenu indissociable des enjeux environnementaux et sociaux, leur prise en compte est aujourd’hui primordiale. En tant que principal financeur et soutien de l’économie, le secteur bancaire a bien conscience de sa responsabilité et de son rôle moteur dans la lutte contre le réchauffement climatique afin de soutenir une transition énergétique, juste et inclusive.

De nombreuses initiatives bancaires


Dès 2015, de nombreuses banques, parmi lesquelles Société Générale, se sont engagées à atteindre les objectifs de limitation du réchauffement climatique à 2°C définis par l’Accord de Paris. D’autres initiatives et alliances notamment au sein de l’UNEP-FI, dont Société Générale est à l’origine ou auxquelles elle participe activement, ont suivi. En 2018, elle signe les accords de Katowice qui visent à développer une méthodologie open source d’alignement des portefeuilles de crédit avec les objectifs de l’Accord de Paris selon les secteurs ; en 2021, elle rejoint en tant que membre fondateur la Net-Zero Banking Alliance de l’UNEP-FI et s’engage, auprès d’autres établissements, à aligner ses portefeuilles avec des trajectoires visant à la neutralité carbone globale d’ici 2050 avec désormais pour objectif ambitieux de limiter le réchauffement climatique en deçà de 1,5°C. Des engagements qui confirment le rôle de leader de la finance durable et de la transition énergétique de Société Générale qui a résolument choisi d’être dans l'action. Cela montre aussi que la banque s’inscrit dans un esprit d’équipe et de partage, convaincue du pouvoir et de la nécessité d’agir en coalition face à l’ampleur de la problématique et à l’urgence climatique. Et ce, alors que l’industrie financière doit réaliser d’importants efforts pour se conformer à une réglementation toujours plus exigeante, à l’image de la taxonomie européenne.

Des prises de positions fortes sur les secteurs les plus carbonés


Les banques affirment leur volonté de soutenir la transition énergétique entre autres par des prises de position externes notamment sur les secteurs les plus carbonés. En ce qui concerne le charbon thermique, Société Générale mène depuis plusieurs années une politique de désengagement progressif pour une sortie définitive en 2040 pour l’ensemble des entreprises. D’ici là, les entreprises clientes devront réaliser moins de 25 % de leur chiffre d’affaires dans ce secteur pour être soutenues par la banque. De même, elle est l’une des premières banques mondiales à annoncer un objectif concret à court terme et mesurable de réduction de son portefeuille lié à l’extraction du pétrole et gaz de 10 % d’ici 2025.

Accompagner les clients dans leur transition


Mais le rôle essentiel des banques consiste également à accompagner différemment leurs clients - et l’économie en général - dans leur transition écologique, dont le financement et l’investissement sont la clé. Ce soutien est par ailleurs perçu par Société Générale comme une source d’opportunités. En parallèle de ces travaux d’alignement de ses portefeuilles d’activité, la banque développe des solutions de financement et d’investissement vertes, durables et responsables pour soutenir les activités qui favorisent le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Pour cela, elle s’appuie sur ses savoir-faire en termes d’ingénierie financière et d’innovation pour délivrer une offre globale de solutions. En particulier, Société Générale a joué un rôle de précurseur en arrangeant les premières facilités de « Green Trade Finance » pour des clients en Europe, en Asie mais aussi au Moyen-Orient. Celles-ci ont été complétée cette année par une offre « Sustainability Linked Trade Finance » où, une fois de plus, la banque a été pionnière sur ce segment de marché. Afin d’accompagner au mieux le développement et la transition vers des business modèles plus durables de ses clients, Société Générale a initié un programme de formation de ses équipes sur les enjeux et produits RSE.
Faute de cadre international reconnu sur la Sustainable Trade Finance, Société Générale a choisi de déployer le sien, en interne. Les offres ESG de la banque s'appuient en effet sur un cadre d'éligibilité solide qui repose sur la taxonomie européenne et intègre à la fois le principe « DNSH » (« Do No Significant Harm », Ne pas causer de préjudice important) et les garanties sociales minimales. Chaque fois que la taxonomie de l’Union européenne, que nos connaissances/politiques sectorielles ou que l'analyse environnementale et sociale effectuée mettent en évidence des impacts négatifs potentiels liés à une activité directe d'un client ou dans sa chaîne d'approvisionnement, l’examen inclura un focus sur la manière dont nos clients gèrent ces potentiels impacts négatifs - via des échanges avec nos clients.
Cette approche différenciante est d’autant plus importante que de nouvelles taxonomies et réglementations régionales sont mises en œuvre, certaines différant des exigences de la taxonomie verte européenne. L’expertise et l’accès à une information de qualité sont alors capitales pour éviter tout risque de greenwashing ou de réputation pour la banque et ses clients.

Tous concernés


Au-delà de leurs activités, et dans un souci d’exemplarité, la considération des enjeux RSE en compte propre par les banques est aussi une priorité.

« Afin d’améliorer sa performance énergétique, Société Générale s’était fixée de réduire de 25 % ses émissions de gaz à effet de serre par occupant d’ici à 2020. Un objectif atteint dès 2019. »

Elle a conjointement développé une stratégie environnementale pour son parc immobilier visant à améliorer la performance énergétique de ses immeubles ; signé la Charte numérique responsable établit par l’Institut du numérique responsable dont elle est membre fondateur ; déployé le télétravail pour limiter les trajets domicile-travail (dispositif renforcé à la suite de la crise sanitaire) ; a réduit la consommation de papier (privilégier la signature électronique, dématérialiser les supports…), de gobelet, de plastique. Sur le plan commercial, la visioconférence permet de cantonner les déplacements professionnels au strict nécessaire sans conséquence sur la relation client et la qualité des services.
Depuis plusieurs années, Société Générale a mis en place une taxe carbone interne qui est appliquée aux différentes entités du Groupe en fonction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Elle est ensuite redistribuée pour récompenser les meilleures initiatives permettant de limiter l’impact environnemental direct du Groupe dans le cadre du Prix de l’Efficacité Environnementale. Une initiative présentée à d’autres entreprises, là encore dans un esprit de partage. Par ailleurs, quand un collaborateur s’engage auprès d’une association soutenue par la « Fondation C’est vous l’avenir » de Société Générale, la banque lui permet de prendre jusqu’à 3 jours de son temps de travail pour s’y consacrer. 
Enfin, le réel engagement vers une transition juste est devenu indispensable pour attirer et conserver les talents, et parmi eux les jeunes générations notamment, qui souhaitent donner davantage de sens à leur emploi et être en phase avec leurs valeurs. Et ainsi montrer qu’il est possible, au sein d’une banque, de changer et faire évoluer les choses.

Marie-Gabrielle de Drouas Positive Impact Structurer Societe Generale
Véronique de Bellefon Head of CSR for Global Transaction & Payment Services Societe Generale