Une révolution bancaire pour faire face au changement climatique

29/06/2022

Dans les années 80, l’activité bancaire était plus simple et le changement climatique n’était encore qu’une thématique du futur. Quelques décennies plus tard, le secteur bancaire vit une véritable révolution, en collaborant avec les multinationales, les gouvernements et les start-ups, afin de décarboner l’économie mondiale d’ici 2050.

L’ensemble des chaînes de valeur est concerné pour atteindre les objectifs liés au changement climatique ce qui donne aux banques un rôle important à jouer. Partenaires de l’ensemble des parties prenantes, elles orientent le financement vers la transition énergétique. La revue holistique des nouvelles chaînes de valeur repose sur des nouvelles technologies et des nouveaux modèles d’entreprise, que les banques doivent maîtriser.

« Non seulement nous fournissons des solutions de conseil et de financement aux entreprises bien implantées ou aux gouvernements, mais nous intensifions également notre approche dans de nouveaux secteurs, en contribuant à modéliser les chaînes de valeur émergentes et à influencer les politiques gouvernementales. Dans ce que nous considérons comme un shift majeur, nous plaçons la décarbonation au cœur de toutes nos activités car les transactions nécessiteront les expertises de l’ensemble de nos équipes », déclare Pierre Palmieri, Responsable Global Banking and Advisory chez Société Générale.

Témoignant de l’urgence de la lutte contre le changement climatique, le dernier rapport du Groupe d’experts inter-gouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié en avril 2022, a clairement indiqué que sans réduction immédiate et radicale des émissions dans tous les secteurs, il sera impossible de limiter le réchauffement climatique à l’objectif critique de 1,5° C. Le GIEC a ajouté que les outils et le savoir-faire nécessaires pour limiter le réchauffement climatique existent déjà, mentionnant la baisse des coûts des batteries électriques et de l’énergie solaire et éolienne. Selon Pierre Palmieri, « la clé est de mobiliser les capitaux et la volonté politique nécessaires pour développer ces technologies à grande échelle ».

En matière de financement, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables estime que 116 000 milliards de dollars devront être investis dans les technologies au service de la transition énergétique au cours des 30 prochaines années. Pour parvenir à cet objectif, il faudra pouvoir financer les startups et les entreprises actuelles qui développent des nouvelles technologies n’ayant pas encore fait la preuve de leur viabilité commerciale. « Comment peut-on financer une première Gigafactory, par exemple, ou une aciérie verte ? Des subventions publiques seront-elles nécessaires ? Il appartient au secteur financier de répondre à ces questions et de fournir des solutions de conseil aux clients actuels et à venir - et apporter les financements nécessaires », explique Pierre Palmieri. 
Les nouvelles technologies, la géopolitique et les nouvelles réglementations créent de la complexité pour les entreprises. Certaines banques, qui ont développé une expertise spécialisée dans un large éventail de secteurs, sont désormais les mieux placées pour comprendre l’ensemble de la chaîne de valeur commerciale de leurs clients. Par exemple, en s’appuyant sur sa solide expérience en matière de financement et de conseil dans des secteurs tels que le transport routier, ferroviaire, aérien et maritime, l’agriculture, et les énergies renouvelables, Société Générale offre des solutions aux problèmes de ses clients, en se concentrant sur les chaînes de valeur clés et en organisant ses équipes en conséquence.

Une nouvelle voiture électrique, par exemple, a besoin d’acier et d’aluminium verts et de batteries. La chaîne de valeur inclut le constructeur automobile, la Gigafactory qui fabrique les batteries, les fabricants d’acier et d’aluminium verts, les producteurs d’énergie renouvelable et les stations de recharge électrique. De la même manière, la construction des avions à hydrogène de demain nécessite de nouvelles conceptions de la part des constructeurs aéronautiques ainsi que des gazoducs, du stockage d’hydrogène, de l’électrolyse pour la production d’hydrogène vert, etc. Chez Société Générale, les équipes travaillent aujourd’hui de manière plus globale, en tirant parti de l’expertise collective de l’ensemble des métiers pour résoudre les défis de chaque chaîne de valeur.

Pour être efficace, la façon dont les banques travaillent avec leurs clients et les autres parties prenantes doit également changer. L’accompagnement de Société Générale évolue vers la co-construction en s’appuyant sur l’intelligence collective, notamment grâce à l’expertise de ses spécialistes techniques parmi lesquels figurent des géologues, des ingénieurs ou des scientifiques. En tant que membre de l’ « Hydrogen Council », de la « European Battery Alliance », des « Poseidon Principles » pour le transport maritime, ainsi que des groupes de travail « Climate-Aligned Finance » pour l’Acier, l’Aéronautique et l’Aluminium, conjointement à d’autres banques, Société Générale contribue également à construire le cadre politique nécessaire pour libérer tout le potentiel d’une future économie décarbonée. 
 

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« Nous apportons des solutions sur l’ensemble des chaînes de valeur en accompagnant nos clients dans un environnement de nouvelles technologies, de géopolitique et de nouvelles réglementations, pour soutenir leur transition vers la neutralité carbone »

Au-delà des chaînes de valeur, en étant orientées solutions, les banques pionnières soutiennent également l’innovation en se concentrant sur les leaders émergents qui développent des technologies de pointe, de nouveaux modèles d’économie circulaire et des solutions naturelles de captation du CO2 et de biodiversité.

« Chez Société Générale, nous sommes à l’avant-garde du financement de la lutte contre le réchauffement climatique à travers les énergies renouvelables depuis près de deux décennies, avec un rôle de premier plan dans le financement du premier parc éolien en mer des États-Unis, le premier parc éolien en mer à l’échelle commerciale à Taïwan et le premier parc éolien en mer flottant de France. Ces transactions ont été réalisées par des équipes dédiées au financement de projets énergétiques, alors que maintenant c’est l'ensemble des équipes de la banque d’investissement qui travaille sur le changement climatique en tenant compte des chaînes de valeur à travers les secteurs clés », ajoute Pierre Palmieri. 

À l’instar de nombreux secteurs, le fait que les banques se concentrent sur l’impératif de décarbonation est tout simplement révolutionnaire. Toutefois, on ne pourra parler de succès que lorsque le financement de la transition zéro carbone deviendra une activité comme une autre.